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Réforme formation professionnelle

Réforme formation professionnelle, objectifs :

L’accord de l’ANI (accord national interprofessionnel) le 14 décembre 2013 concernant la réforme formation professionnelle, à la démocratie sociale et à l’emploi promulguée le 05/03/2014 par François Hollande chef de l’état est entrée en vigueur le 6 mars 2014 avec sa publication au Journal Officiel.

Cette réforme formation professionnelle a pour objectifs :

  1. de mieux orienter la formation professionnelle à ceux qui en ont vraiment besoin. C’est-à-dire les jeunes sans qualification ou salariés devant se reconvertir du fait de mutations économiques.
  2. Améliorer la compétitivité des entreprises par le biais de la formation.
  3. Simplifier et de ce fait améliorer la gouvernance des axes de politique des formations professionnelles pour en assurer les transitions.

Capture d’écran 2014-10-24 à 12.58.17Disparition du DIF dans la réforme formation professionnelle

La réforme formation professionnelle et ses 10 points essentiels :

1. Évolution des dispositifs : un entretien professionnel devient obligatoire et ce tous les deux ans. Ce n’est pas tout car une évaluation du parcours du salarié tous les 6 ans créée un droit à la formation ou à l’évolution professionnelle pour tous. Si l’on ne respecte pas cette obligation, les employeurs (pour 50 salariés et plus) s’exposent à des pénalités financières. Il s’agit d’un abondement de 100 heures du compte personnel de formation et versement d’une pénalité à son Opca.

2. Le nom de ce dispositif est compte personnel de formation (CPF). Il se substitut à l’ancien DIF, tout salarié aura la possibilité d’acquérir tout au long de sa vie professionnelle (à partir de 15 ans et jusqu’à sa retraite) 20 heures par an jusqu’à 120 heures, puis 12h par année de travail à temps complet dans la limite d’un plafond de 150 heures, mobilisables à l’initiative du salarié ou du demandeur d’emploi. Les formations suivies dans ce cadre doivent, entre autres, être à visée certifiante, qualifiante et/ou diplomante. Elles doivent figurer sur une liste établie par la commission paritaire nationale emploi formation de la branche professionnelle dont relève l’entreprise ou par des instances de coordination nationale ou régionale (CNEFOP, CREFOP).
Le CPF est abondé par une contribution de l’employeur et peut être complété par le bénéficiaire, les Conseils régionaux, Pôle Emploi, l’Agefiph, etc.

3. Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est également créé. Ce service est gratuit, accessible à tous, d’accompagnement des projets d’évolution professionnelle des salariés et demandeurs d’emploi, en lien avec les besoins économiques des territoires. Il est mis en œuvre par les Opacif, Pôle Emploi, Cap Emploi, les Missions locales, l’Apec et les Fongecif. L’objectif est d’assurer une continuité en termes de conseil et d’orientation entre les différents acteurs de la formation et de l’emploi et de permettre une mobilisation personnalisée optimale des dispositifs, pour un départ plus aisé en formation.

4. Les règles de financement de la formation professionnelle sont revisitées : contribution unique de 0,55 % pour les entreprises de moins de 10 salariés et de 1 % pour celles de 10 salariés et plus. Elle sera versée intégralement à l’OPCA. Des négociations de branche professionnelle prévoyant la mise en place (ou le maintien) de contributions supplémentaires au-delà de l’obligation légale pourront s’imposer aux entreprises. Ces contributions conventionnelles feront l’objet d’un suivi distinct au sein de l’Opca.

5. L’apprentissage évolue pour aller vers des recrutements possibles en CDI. Les missions des CFA sont renforcées pour encourager les embauches (appui à la recherche d’employeurs, etc.) et le nombre de collecteurs (OCTA) est limité à 46.

6. Les missions des Opca varient : renforcement des missions d’ingénierie pédagogique et d’accompagnement RH, d’information sur l’accès à la formation et d’ingénierie de parcours. Ils portent une responsabilité en matière de qualité de l’offre de formation et mettent en œuvre l’articulation branches/territoires et la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences Territoriales.

7. Les branches professionnelles sont invitées à renégocier leurs accords afin de les adapter au nouveau contexte de financement de la formation professionnelle et de création du CPF. Elles doivent assurer la traçabilité des compétences liées aux métiers de la branche et travailler à la mise en place de certifications interbranches. Elles portent les études prospectives pour définir leurs besoins en main d’œuvre et outiller les réseaux en charge du CEP.

8. La gouvernance de la formation professionnelle est revue avec la création du Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle. Une déclinaison dans les régions existe également, rassemblant les organisations représentatives et le hors-champ : une représentativité multiprofessionnelle a notamment été reconnue à l’économie sociale et solidaire.

9. Le financement de la formation professionnelle est désormais déconnecté de celui du paritarisme. Un fonds paritaire spécifique sera créé en 2014, auquel abonderont les entreprises, l’Etat et les organismes paritaires. Les modalités de création du fonds et ses conditions d’organisation et de fonctionnement seront définies par voie réglementaire.

10. Le rôle des représentants du personnel est accru en matière de consultation relative à la formation professionnelle.

 

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